FONDAFIP > Colloques - Echanges > Les colloques à l'international > Les colloques au Maroc
Photo 8Photo 4Photo 6Photo 3Photo 1Photo 2Photo 9Photo 10Photo 12Photo 5Photo 7Photo 11

Compte-rendu du colloque de Rabat sur l'équilibre budgétaire et la dette publique

Compte-rendu, photos et film du colloque de Rabat sur l'équilibre budgétaire et la dette publique. 

Téléchargement(s)

Le 21/11/2015

 

Noureddine Bensouda, Trésorier Général du Royaume du Maroc, a introduit les travaux du colloque en remerciant la section de FONDAFIP Maroc ainsi que FONDAFIP pour l’organisation de cette rencontre. Il a salué le choix du thème en précisant que les problématiques d’équilibre budgétaire et de dette publique ne se résument pas à des indicateurs chiffrés mais recèlent de véritables enjeux de société.

 

Le Professeur Michel Bouvier, Président de FONDAFIP, Directeur de la RFFP, après avoir remercié l’ensemble des organisateurs et participants au colloque, a évoqué l’enjeu de ces rencontres organisées depuis 9 ans, c’est-à-dire la recherche d’une pédagogie des finances publiques. Il a rappelé que derrière les questions d’apparence technique abordées aujourd’hui c’est celle des choix à effectuer dans un monde complexe qui se pose.

 

Le Professeur Marie-Christine Esclassan, Secrétaire générale de FONDAFIP, qui présidait la séance, a adressé ses plus sincères remerciements à la Trésorerie générale du Maroc et à FONDAFIP Maroc pour son accueil et a souligné l’actualité des sujets de l’équilibre budgétaire et de la dette publique.

 

Carine Riou, Enseignant-chercheur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Chargée de mission à FONDAFIP, a présenté un rapport introductif en montrant plus particulièrement les rapports réciproques qu’entretiennent l’équilibre des finances publiques et la dette publique. En effet, si ces deux notions doivent être distinguées la situation financière publique actuelle contraint la définition de l’équilibre annuel. D’autres réalités de natures juridiques, politiques, matérielles et méthodologiques influent sur sa détermination.

Faouzi Mourji, Professeur à la faculté de droit de Casablanca Ain Chok, a présenté les enjeux de la dette publique au Maroc. Après avoir effectué un bref historique de l’endettement, il est revenu sur les controverses autour des limites de la dette en termes de ratio par rapport au produit intérieur brut. Il a ensuite détaillé la situation au Maroc et les principales questions qui s’y posent.

Noureddine Boutayeb, Secrétaire Général du Ministère de l’Intérieur, après s’être interrogé sur les perspectives de l’emprunt des collectivités territoriales au Maroc, a présenté les différentes étapes de la régionalisation avancée depuis 1997 et exposé la place de l’emprunt dans le financement de la nouvelle dynamique d’investissement régional. A son sens, il convient désormais de transformer ces perspectives en réalités palpables.

Faouzia Zaaboul, Directeur du Trésor et des finances extérieures, a souligné que la question de la gestion de la dette est d’une brûlante actualité au Maroc. Elle a relevé que le marché d’adjudication du Trésor, qui est en permanence consolidé, est apprécié comme l’un des plus performants de la région. Elle a appelé à transformer la gestion de la dette, traditionnellement considérée comme un instrument de politique économique, et à la définir comme un véritable instrument de politique économique.

Maxime Quénin-Cahn, Responsable de la Trésorerie, Agence France Trésor, s’est inscrit dans la continuité des propos tenus par Madame Faouzia Zaaboul. Après avoir rappelé que les objectifs associés à la problématique sont identiques en France et au Maroc, il a présenté l’organisation et les missions de l’Agence France Trésor qui dispose de l’exclusivité dans la gestion de la dette et de la trésorerie de l’État en France.

Ahmed Abbar, Chef de la Division des Statistiques des Finances de l’État et des Collectivités territoriales à la Trésorerie Générale du Royaume du Maroc, a présenté et commenté un certain nombre d’éléments explicatifs de la hausse de la dette du Trésor, tels l’importance des restes à recouvrer, le poids des dépenses fiscales et la politique de baisse des taux d’imposition en temps de crise.

Lahcen Sbai El Idrissi, Coordinateur du groupe de recherche sur la dette publique à FONDAFIP Maroc, a exposé le travail réalisé dans ce domaine par FONDAFIP Maroc. Les deux principaux axes portent sur les perspectives d’évolution de la dette publique et des propositions sur la gestion de l’État. Parmi ces dernières, la gestion comptable, une planification à moyen terme crédible et l’introduction de normes prudentielles sont considérées comme des réformes de premier plan.

 

Khaddouj Zeddaoui, Chef du Service de la Gestion de la Dette Publique à la Trésorerie Générale du Royaume du Maroc, a résumé les apports de ces échanges entre les expériences marocaine et française. Elle a notamment relevé la nécessité de la mise en place d’une stratégie globale d’assainissement au Maroc. 

 

 

Compte-rendu réalisé par Carine Riou

Confirmation d'envoi

Madame, Monsieur,
votre message a bien été envoyé.
Nous y donnerons suite dans les plus brefs délais.

×
Contactez Fondafip

Fondafip est à votre écoute.
Utilisez ce formulaire pour toute demande, inscription ou remarque sur le site.

×