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C. Parisot, A. Grosse, A. Dimitrijevic, M. Bouvier, E. Arkwright, V. BerjotC. Parisot, A. Grosse, A. Dimitrijevic, M. Bouvier, E. Arkwright, V. BerjotC. Parisot, A. Grosse, A. Dimitrijevic, M. BouvierM. Bouvier et E. ArkwrightV. BerjotE. ArkwrightP. DessertineConférence-débat

Compte-rendu : La notation financière (Conférence-débat Paris novembre 2011)

Accédez au compte-rendu de la conférence-débat "La notation financière" qui s'est tenue à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en novembre 2011...

Compte-rendu conférence-débat novembre 2011

 

La conférence de FONDAFIP du 15 novembre 2011, relative à « La notation financière » avait pour objet d’apporter des réponses aux questions récemment soulevées par la crise des dettes souveraines. « Quelles sont les méthodes des organismes qui la pratiquent ? Quelles sont les attentes et les craintes des institutions qui en sont l’objet ? Quelle place tiennent les agences au sein des systèmes financiers publics ? »
Michel Bouvier, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Président de FONDAFIP, a rappelé la nécessité d’apporter un éclairage scientifique aux débats actuels, en s’interrogeant plus particulièrement sur les évolutions attendues en matière de notation financière, tant à l’égard de l’État que des collectivités territoriales.
 
Vincent Berjot, Directeur des finances de la Ville de Paris, a fait part de l’expérience de la ville de Paris en la matière en explicitant notamment la procédure et les critères retenus par les agences. Il a souligné, qu’en dépit du triple A confortable de la Ville de Paris, l’accès aux marchés financiers demeure compliqué, à la fois du fait d’un contexte financier incertain et parce que Paris, comme toutes  les collectivités publiques françaises, demeure dépendante du regard d’ensemble porté sur la situation de la France par les observateurs.
 
Alexandre Grosse, Chef du bureau de la politique budgétaire à la Direction du budget, a donné un éclairage du rôle des différents acteurs au niveau de l’Etat, agence France Trésor, direction générale du Trésor, direction du budget, ainsi que des relations entre les agences de notation et l’agence France Trésor. Il a souligné plus particulièrement la culture de dialogue et la transparence qui prévalent entre les différents acteurs. Il a souhaité rappeler que d’autres institutions participent à l’évaluation des finances publiques, notamment  la Cour des comptes, l’Union européenne et le Fonds monétaire international.
 
Edward Arkwright, Directeur du pilotage stratégique du développement durable et des études au sein du Groupe Caisse des dépôts et consignations, a plus particulièrement insisté sur la place originale du groupe et sur l’importance que représente la notation financière pour l’institution, qui est à la fois sujet mais également utilisateur de celle-ci. Il a souligné l’importance qu’attache le Groupe CDC à améliorer constamment la communication institutionnelle et financière et d’avoir d’un dialogue permanent avec les agences de notation ainsi qu’ avec les marchés financiers dans le but de pérenniser un financement au meilleur coût.
 
Alexandra Dimitrijevic, Responsable des critères souverains chez Standard & Poor’s zone francophone, a souhaité réagir aux critiques formulées à l’égard des agences de notation et de leurs méthodes. Les réactions lui apparaissent disproportionnées par rapport à la véritable signification de ce qu’est la notation. Les critiques en la matière seraient liées, selon Mme Dimitrijevic, à une incompréhension de ce qu’est la notation et à une mauvaise utilisation par les acteurs des marchés financiers. Or la  notation, en tant que mesure relative de la qualité de crédit d’un émetteur, devrait être appréhendée comme un outil d’information parmi d’autres. 
 
Christophe Parisot, Directeur Senior du Département des Finances publiques chez Fitch Ratings, a également souligné l’utilisation trop systématique qui est faite desnotations financières, les agences n’en maîtrisant pas l’usage par les acteurs des marchés. Il a rappelé que  la notation n’est ni un conseil d’investissement, ni une certification, et qu’elle a pour seul objet de donner une appréciation relative sur  le risque de défaut.
 
Philippe Dessertine, Professeur à l’Université Paris-Ouest Nanterre La Défense, Directeur de l’Institut de Haute Finance, a insisté sur la nécessité de limiter le poids de la notation financière dans les réglementations. Il a rappelé qu’en la matière  les réponses tardent à venir et que c’est seulement depuis 2009 et la crise de la dette grecque que l’Union européenne s’est emparée de cette question. Il est revenu  par ailleurs  sur l’intérêt qui s’attacherait à ce que  l’information sur les obligations des collectivités publiques soit plus importante et plus variée.
 
Le Professeur Michel Bouvier a conclu les débats en soulignant le problème  de fond que soulève actuellement la notation financière au regard de la dimension démocratique.  Il a insisté sur la nécessité qu’il y a à veiller à ce que l’expert soit seulement au service du politique et  qu’il ne se substitue pas à lui. 
 
Compte-rendu réalisé par Alexandre Dumont et Carine Riou.

 

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