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Compte-rendu de la soirée de FONDAFIP du mercredi 26 mars 2014: Autour de l'ouvrage d'Alain Lambert, "Déficits publics: la démocratie en danger", Armand Colin, Hors Collection, 2013.

Accéder au compte-rendu de la soirée de FONDAFIP du 26 mars 2014: 

 
   Le Professeur Michel Bouvier, Président de FONDAFIP, a préalablement remercié Alain Lambert d’avoir accepté de venir présenter son livre à un public venu nombreux. Homme politique, membre de la Cour des comptes, Alain Lambert, ainsi que l’a rappelé le Professeur Michel Bouvier, était avec Didier Migaud l’un des deux concepteurs de la réforme budgétaire de 2001. La conviction profonde de l’auteur, comme l’atteste le titre de l’ouvrage, « Déficits publics : la démocratie en danger », est que les finances publiques sont l’essence même de la démocratie. Selon lui, il serait périlleux de croire que nous pouvons indéfiniment vivre à crédit sans mettre en danger notre démocratie. Il convient donc de trouver un « chemin de raison » pour sortir de l’impasse.
   L’ouvrage est constitué de quatre parties. La première procède à un constat de la situation financière dans laquelle se trouve la France. La seconde revient sur ses origines et aborde notamment deux grands aspects qui constituent pour l’auteur des causes profondes des difficultés actuelles, à savoir d’une part « l’addiction à la dépense publique » particulièrement forte en France, d’autre part la fragmentation de la gouvernance publique qui elle-même entraîne un délitement des responsabilités. La troisième partie de l’ouvrage évoque les raisons pour lesquelles, selon l’auteur, il faut toutefois demeurer confiant dans l’avenir en se référant aux expériences étrangères réussies, notamment en Suède et au Canada, mais également aux  réformes de la gouvernance budgétaire déjà introduites en France. La dernière partie est consacrée à des propositions concrètes. Pour Alain Lambert qui fait référence sur ce point aux travaux conduits sur le sujet par FONDAFIP, l’urgence première est de réaliser « l’intégration financière publique », qui permettrait d’avoir une vision d’ensemble du système financier public français. Parallèlement, il conviendrait de poursuivre dans la voie du fédéralisme financier ainsi que de procéder à une remise à plat du système administratif français et de la fonction publique. La question du régime semi-présidentiel français et de son évolution depuis 1958 a également été soulevée.
   A l’occasion des nombreuses questions posées par un public particulièrement attentif, Alain Lambert a pu apporter d’utiles précisions sur certaines des propositions formulées dans son ouvrage.  
 
Carine Riou

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