FONDAFIP > Colloques - Echanges > Les colloques en France
Photo 2Photo 1Photo 3Photo 4Photo 5Photo 6

Compte-rendu du colloque "Manager en mode LOLF, 15 ans après: des outils et des hommes" 22 septembre 2016

Retrouvez le compte-rendu et les photos du colloque.

D'autres photos à venir. 

Téléchargement(s)

Le 22/09/2016

 

Claude Bartolone, Président de l’Assemblée nationale, a salué la présence des nombreux participants. Il s’est félicité de l’organisation de ce colloque. Il a rappelé les origines de la loi organique relative aux lois de finances du 1er août 2001. Il a souligné les limites qui demeurent à son application en regrettant notamment la place secondaire que conserve la loi de règlement dans la procédure budgétaire et en dépit même de la réforme.

Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes, s’est réjoui de la qualité des relations de la Cour des comptes avec le Parlement. Il a rappelé la contribution et son importance des universitaires à l’organisation de ce colloque. Il a présenté les termes des travaux qui seront conduits durant le colloque. Il a regretté que la pratique de la LOLF se soit éloignée de l’esprit de la loi organique sur un certain nombre d’aspects et qu’il demeure encore autant d’écarts entre les objectifs affichés et les résultats de l’action publique.

 

Jean-François Monteils, Président de la chambre régionale des comptes d’Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes, qui présidait la première table ronde « Quels managers publics au service des objectifs de la LOLF ? », a présenté et remercié les intervenants pour avoir bien voulu accepter de contribuer au colloque. Sébastien Damart, Professeur des universités à l’université de Paris-Dauphine, a observé qu’un certain nombre de managers se trouvent coincés entre des logiques d’efficience et des réflexes notamment institutionnels et politiques. Il a souligné que de nombreux enjeux se posent en termes de formation des managers publics., notamment à la créativité. Emmanuelle Wargon, Directrice générale des affaires publiques et de la communication de Danone, est revenue sur les deux sens associés à la notion de responsabilité : rendre des comptes et responsabilisation. Elle a notamment fait part de son expérience de responsable de programme et a relevé un certain nombre de contradictions dans l’application concrète de la LOLF par les managers publics. Gilles Carrez, Président de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, député du Val-de-Marne, a relevé les nombreuses améliorations issues de la LOLF mais qui concernent davantage la revalorisation du rôle du Parlement dans la procédure budgétaire. Il a également regretté le manque d’intérêt que suscite la loi de règlement. Marie-Christine Esclassan, Secrétaire générale de FONDAFIP, Directrice de la Revue française de finances publiques, s’est interrogée sur la question de savoir comment se traduit l’objectif de responsabilité dans le management public. D’après les études comparées conduites en la matière, des conditions préalables existent, tenant notamment à la séparation des sphères administrative et politique. Elle a relevé que la France ne présente pas de spécificités en ce qui concerne le recrutement des managers publics. Claude d’Harcourt, Directeur général de l’agence régionale de santé d’Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, a abordé la question de la réforme des organisations. Il a souligné la nécessité d’y associer les managers tout en observant que cela était encore insuffisamment le cas.

 

Philippe Josse, Conseiller d’État, qui présidait la seconde table ronde « Les outils de management sont-ils adaptés aux attentes de la LOLF ? », a introduit les propos des intervenants en les remerciant pour leur présence et en rappelant les termes du débat. Michèle André, Présidente de la commission des finances du Sénat, Sénatrice du Puy-de-Dôme, a considéré que les responsables de programme n’ont pas trouvé leur place, la responsabilité demeurant dans les mains des ministres. Des leviers à la performance existent. Elle en a cependant soulevé les limites. Nicolas Berland, Professeur des universités à l’université de Paris-Dauphine, a signifié en prenant appui sur la littérature économique que si nous étions en mesure de correctement contractualiser nous aurions alors intérêt à externaliser. Il est revenu sur l’instrumentalisation des chiffres au détriment du contrôle de gestion, que ce soit dans le secteur privé que public. Damien Cazé, Conseiller maître à la Cour des comptes, Ancien responsable de programme, a signifié que la liberté d’action du manager public était très contingente et que l’évaluation était en tout état de cause insuffisante, notamment par les parlementaires. Il a néanmoins constaté que la logique par objectif était de mieux en mieux acceptée et intégrée. Abderrahim Hammou-Kaddour, Directeur de la délégation départementale du Tarn et de l’Aveyron de l’agence régionale de santé de Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, est revenu sur les évolutions de ces dernières années dans le champ de la santé et en a déduit un « effet LOLF ». Il a relevé qu’une des difficultés relatives aux indicateurs était l’utilisation qui en est faite. Amélie Verdier, Secrétaire générale de l’Assistance publique- Hôpitaux de Paris, est revenue plus particulièrement sur la question des indicateurs de performance. Elle a notamment souligné qu’ils étaient trop nombreux et que leur utilité se mesure également à l’aune de leur compréhension par les équipes concernées. Elsa Pilichowski, Conseillère au secrétariat général de l’organisation de coopération et de développement économiques, a observé que la LOLF en France représente la grande réforme de ces dernières années alors même que dans les autres pays l’équivalent lolfien ne constitue qu’une réforme parmi d’autres. Les déceptions sont donc à la hauteur des attentes initialement émises.

 

Michel Sapin, Ministre de l’Économie et des Finances, a salué l’initiative qui avait mené à l’organisation de colloque et remercié l’ensemble des participants aux débats. Il est revenu sur les réformes budgétaires et comptables qui ont été conduites ces dernières années.

 

Compte-rendu réalisé par Carine Riou

Confirmation d'envoi

Madame, Monsieur,
votre message a bien été envoyé.
Nous y donnerons suite dans les plus brefs délais.

×
Contactez Fondafip

Fondafip est à votre écoute.
Utilisez ce formulaire pour toute demande, inscription ou remarque sur le site.

×