FONDAFIP > Colloques - Echanges > Les colloques en France
Colloque M. Raséra &M. BouvierMichel RaséraM. Bouvier &M. RaséraM. Bouvier Colloque X. Greffe, M. Cornu, MC. Esclassan, JR. Pellas, E. HervéM. Cornu &MC. EsclassanX. Greffe et M. CornuH. Masson, JM. Pontier, A. Even, B. Talpain, C. Elkar, C. BertinJM. Pontier, A. Even, B. Talpain, C. ElkarF. Panni, P. Lory-Foret, M. Provost, K. Arhoul et B. Jean-AntoineJR. Pellas et E. HervéM. Cornu, MC. Esclassan et JR. PellasF. Panni, P. Lory-Foret, M. Provost, K. Arhoul et B. Jean-AntoineA. Even et B. TalpainColloque

Compte-rendu : Collectivités territoriales et financement de la protection du patrimoine culturel (Colloque du 16 mars 2012)

Accèdez au compte-rendu du colloque "Collectivités territoriales et financement de la protection du patrimoine culturel" qui s'est tenu à Rennes en mars 2012...

Téléchargement(s)

Du 21/03/2012 au 31/12/2012

 

Compte-rendu du colloque du 16 mars 2012

 

 
FONDAFIP et la Chambre régionale des comptes de Bretagne ont organisé le 16 mars 2012 un colloque sur le thème suivant : "Collectivités territoriales et financement de la protection du patrimoine culturel". Dans leurs allocutions d’ouverture, le professeur Michel Bouvier, Président de FONDAFIP et Michel Rasera, Président de la Chambre régionale des comptes de Bretagne, ont insisté sur l’actualité sensible concernant la protection du patrimoine culturel. Michel Bouvier a expliqué que les politiques culturelles sont souvent sacrifiées  en période de crise par les collectivités publiques ; des propositions et une meilleure conceptualisation aideraient à sortir de cette situation. Michel Rasera a insisté sur le rôle fondamental du patrimoine culturel, outil de développement économique et associant de nombreux acteurs ; le patrimoine culturel donne, selon lui, un sens au territoire et la Chambre régionale, inscrite dans ce territoire doit pouvoir aider le secteur de la culture.
 
La première table ronde, présidée par le professeur Marie-Christine Esclassan, Secrétaire générale de FONDAFIP,  était consacrée aux grands enjeux de la protection du patrimoine culturel. Marie Cornu, directrice de recherche au CNRS, a présenté les différents textes juridiques ayant, depuis la Révolution française, défini la notion de patrimoine culturel ; cette notion fut ainsi évolutive et souvent trop restrictive. Ensuite, Xavier Greffe, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, s’est interrogé sur les enjeux économiques et notamment sur l’opposition entre les notions de valeur d’existence du patrimoine culturel et celle d’usage de celui-ci, plus satisfaisante pour les économistes. Jean-Raphaël Pellas, professeur à l’Institut supérieur de commerce de Paris, a, pour sa part, présenté les différents enjeux fiscaux de la valorisation du patrimoine culturel, constatant la quasi absence de recettes affectées à celle-ci (à l’exception notamment de la redevance d’archéologie préventive très insuffisante dans son montant) et le développement de financements fluctuants selon la conjoncture, comme le mécénat. Enfin, le sénateur d’Ille-et-Vilaine Edmond Hervé,  présentant en conclusion de table ronde le point de vue de l’élu, a estimé que celui-ci devait exprimer une définition du patrimoine ; au fil des époques, le contenu de cette définition a été très fluctuant. De plus, les choix culturels de l’élu sont difficiles à faire, en raison de sa perte progressive d’autonomie fiscale au profit de l’État, toujours plus fort en matière d’édiction de normes et de pouvoir d’expertise. 
 
La deuxième table ronde intitulée « Les outils de gestion sont-ils efficaces au regard de la protection du patrimoine culturel ? » était présidée par Alain Even, président du Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) de Bretagne. Jean-Marie Pontier, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a souligné que le patrimoine culturel rassemble la société autour de valeurs communes et en cela mérite protection par des instruments juridiques (par exemple le classement). Constatant une accentuation de la pluralité du financement du patrimoine culturel (public, privé), il a également estimé que ce financement devenait de plus en plus fragile (développement des financements croisés, faible nombre des partenariats publics-privé). Henri Masson, Conservateur régional des monuments historiques à la DRAC de Bretagne, a ensuite présenté ses différentes missions de connaissance, de restauration et de protection du patrimoine culturel, placées sous l’égide du préfet ; il a observé que  la Bretagne est actuellement la seconde région en France où il y a le plus grand nombre d’immeubles classés. Brigitte Talpain, Première conseillère à la Chambre régionale des comptes de Bretagne, a commenté les quatre enjeux majeurs pris en compte par son institution dans son appréciation de la protection patrimoniale : la notion d’identité culturelle, la viabilité des projets, la nécessaire rigueur de gestion dans un contexte budgétaire contraint et pour finir, l’évaluation, l’efficience et l’efficacité de cette mission de service public. Catherine Elkar, directrice du Fond régional d’Art contemporain de Bretagne a, par la suite, photos à l’appui, montré quelques cas concret d’œuvres d’art ayant bénéficié de commandes publiques. Ces dernières doivent être fondées sur des critères précis comme l’identification des attentes de la population ou le caractère réaliste du budget prévisionnel. Intervenant en dernioer, Catherine Bertin, chef du service Europe, relations internationales, culture, éducation, jeunesse et sport de l’Assemblée des départements de France a présenté les conséquences de la réforme territoriale de décembre 2010 en matière de coopération culturelle et ses interactions avec le niveau européen. Elle a également mentionné d’autres problématiques, telle celle de la numérisation généralisée du patrimoine culturel européen.
 
La dernière table ronde, « Les expériences françaises et étrangères », était présidée par Michel Provost, président de section à la Chambre régionale des comptes de Bretagne. Frédéric Panni, Conservateur du patrimoine, a présenté la rénovation du familistère de Godin dont il est actuellement le responsable. Détaillant l’histoire de cette construction – véritable palais social ayant appartenu longtemps aux propres travailleurs qui l’habitaient – M. Panni a également parlé de sa rénovation amorcée en 1998 et de ses nouvelles modalités de gestion. Pierre Lory-Foret, Directeur général des services de la ville de Vitré, a, dans un deuxième temps, présenté le patrimoine exceptionnel de sa ville et la manière dont la municipalité a décidé de le valoriser : mise en valeur des symboles et de l’histoire de la ville, développement de l’animation scolaire, recherche d’éligibilité au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est précisément le thème de la labellisation, issue de cette organisation internationale, qui a fait l’objet de la troisième intervention de la table ronde, celle de Kléber Arhoul, Directeur général des affaires culturelles de Basse-Normandie. Pour ce dernier un phénomène de mouvement du patrimoine national vers le patrimoine mondial serait actuellement en cours, un mouvement de mondialisation des savoirs et des savoir-faire. Enfin, Benoît Jean-Antoine, Maître de conférences à l’Université de Rouen a présenté le fonctionnement institutionnel et financier du fédéralisme culturel en Allemagne. Selon lui, l’Allemagne connaîtrait une certaine recentralisation des politiques culturelles depuis plusieurs années, au profit de l’État fédéral et au détriment des länder.
 
Les allocutions de clôture ont été prononcées par Michel Rasera et Michel Bouvier.   
 
Compte rendu réalisé par Benoît Jean-Antoine

 

Confirmation d'envoi

Madame, Monsieur,
votre message a bien été envoyé.
Nous y donnerons suite dans les plus brefs délais.

×
Contactez Fondafip

Fondafip est à votre écoute.
Utilisez ce formulaire pour toute demande, inscription ou remarque sur le site.

×